Que lire en vacances cet été ?

Selon votre destination, nous vous recommandons une sélection parmi nos nouveautés :

On commence par les Etats-Unis…

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Si vous partez faire un tour sur la côte Est, vous pourrez plonger dans le New-York des années 1980 : excentrique, bouillonnant d’énergie créative, berceau de la culture underground, c’est là que Jean-Michel Basquiat rencontre celle qui va devenir son amante et sa muse, Suzanne Maalouk, pendant ses dernières années avant sa mort à l’âge de vingt-sept ans. C’est Jennifer Clement qui raconte leur histoire et leur quotidien dans La veuve Basquiat, traduit de l’anglais par Michel Marny.

En chemin, toujours à New York mais de retour à notre époque, pourquoi ne pas passer par l’American Ballet Theater ? C’est là que danse Misty Copeland, première ballerine noire à y être nommée première danseuse. Elle raconte son histoire dans son autobiographie pleine de ténacité et de grâce, et surtout de passion pour son art : Une vie en mouvement, traduit de l’anglais par Johann-Frédérik Hel Guedj.

Un peu plus au Nord, capitale de l’état du Michigan, il y a Detroit. Cet ancien bastion ouvrier à l’industrie largement ravagée par la crise des subprimes, lieu de cristallisations des tensions raciales qui agitent l’Amérique d’Obama, ce dont va vite s’apercevoir le héros du livre de Benjamin Markovits, Il y a mieux à vivre, traduit de l’anglais par Catherine Richard-Mas…

En revanche, si vous préférez la côté Ouest et ses longs déserts arides, lisez Séjour au Nevada, de Bernardo Atxaga, traduit de l’espagnol par André Gabastou. C’est une autre Amérique qui se découvre dans ces chroniques de l’écrivain Basque sur son installation à Reno, entre la nature hostile, les casinos caractéristiques de la région, l’angoisse sourde qui habite le narrateur et la poésie qu’il en tire.

En traversant l’Atlantique, nous arrivons en Ecosse…

Vous aimez passer vos vacances dans la nature, au contact de la vie sauvage ? Le livre idéal c’est La Frontière du Loup, de Sarah Hall (trad. Éric Chédaille), qui se déroule aux confins de l’Ecosse. En compagnie des loups, Rachel, spécialiste de leur comportement, et enceinte à la suite d’une aventure, doit se réconcilier avec sa famille sur fond de réintroduction d’un animal disparu de l’île depuis plus de cinq siècles.


Toujours en Ecosse, vous pouvez aussi vous laisser emporter par les rebondissements de l’histoire de Harry Steel dans Le Nuage d’obsidienne, d’Eric McCormack, dans un petit village où de mystérieux phénomènes entraînent une galerie de personnages singuliers dans une intrigue où il vous sera difficile de refermer le volume avant la dernière page…

Sur le continent européen, Pristina de Toine Heijmans (trad. Danielle Losman) nous emmène entre le Kosovo et la Hollande, Hanns Zischler conte l’histoire allemande d’Elsa dans La fille aux papiers d’agrume (trad. Jean Torrent). A moins que vous ne leur préfériez la Venise que Tiziano Scarpa nous fait découvrir dans Venise est un poisson, corps urbain de pierre et de sang, au carrefour de l’Orient et de l’Occident (trad. Guillaume Chpaltine).

 
tsypkin_pont-nerotch-V4_P485Q.inddMais si vous souhaitez passer l’été un peu plus loin, pour vous accompagner dans votre voyage, les nouvelles de Leonid Tsypkin regroupées dans Le pont sur la Nerotch (trad. Macha Zonina) éclairent le quotidien des habitants de Moscou et d’autres villes russes. Il étudie la culture russe dominante dans une ambivalence qui veut que tout en étant produit par celle-ci, il en est irrémédiablement exclu par le fait de son identité juive, tout cela avec une écriture vibrante.

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Enfin, si vous aimez en vacances découvrir une culture autre, un mode de vie radicalement différent, partez à l’aventure avec Euphoria, de Lily King, traduit de l’anglais par Laurence Kiefé, qui s’inspire de la vie de l’anthropologue Margaret Mead, sur les berges du fleuve Sepik en Nouvelle-Guinée, alors sous domination anglaise.

 

Pas encore sûr de votre destination ? Avec le roman de Zia Haider Rahman, A la lumière de ce que nous savons (trad. Jacqueline Odin), vous voyagez partout à la fois. C’est un grand roman, un roman total, un roman qui nous entraîne au Pakistan, à Oxford, aux Etats-Unis, en Afghanistan, mais c’est aussi une plongée dans le domaine de la littérature, des mathématiques, du savoir, de l’amour, et surtout de l’exil… bonnes vacances !

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Nouvelles Sorties

Aujourd’hui jeudi 14 avril, sortie en librairies de deux nouveautés : Le Nuage d’Obsidienne, d’Eric McCormack, et Le Congrès de littérature, de César Aira.

 


Le Nuage d’Obsidienne

« C’est à La Verdad que j’ai croisé ce livre. […] Le bouquin dégageait une odeur de moisi. La dorure des caractères imprimés sur le dos s’était estompée, si bien que même de près je n’ai pu lire qu’une partie du titre : Le Nuage d’…dienne. La couverture était en cuir marron et les pages de si grande taille, d’un papier si épais, qu’elles étaient difficiles à séparer les unes des autres. Elles n’étaient pas nombreuses, une centaine peut-être, mouchetées de moisissures et d’humidité. Mais en insistant, j’ai réussi à l’ouvrir à la page de titre. […]

Duncairn !

Revoir ce nom ici, dans un autre hémisphère, c’était tellement inattendu que j’en ai eu le souffle coupé. Duncairn, petite localité des Uplands, en Ecosse, ou j’avais séjourné durant une courte période, jeune homme. Ce qui m’était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence.

C’était un événement que je n’avais jamais été en mesure d’oublier. Ou de comprendre. »

« Eric McCormack est l’un de nos auteurs les plus audacieusement originaux et divertissants. […] Le Nuage d’obsidienne est indiscutablement le meilleur roman qu’il ait écrit à ce jour. » The National Post

Illustration de couverture : DR
Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
ISBN : 978-2-267-02957-4

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Le Congrès de Littérature

« Cette œuvre déborde de beauté et de noire vérité. » Patti Smith

 « Lorsque vous aurez commencé à lire César Aira, vous ne pourrez plus vous arrêter. » Roberto Bolaño

« Le Congrès de littérature est servi par une écriture limpide et imaginative, il captive par cette sorte de clairvoyance hallucinée qui inonde de poésie les dernières pages. […] Un divertimento très sérieux, parce qu’il fait germer la littérature. » Ernesto Calabuig, El Cultural

« César Aira est un des romanciers les plus provocateurs et idiosyncrasiques de la littérature hispanophone. À ne pas manquer. » Natasha Wimmer, The New York Times

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Marta Martinez-Valls
Illustration de couverture : Goya
ISBN : 978-2-267-02960-4