Boris Vian

Premier titre au catalogue : Théâtre inédit, 1970
31 titres au catalogue
Dernier titre : Autres écrits sur le jazz, 1994

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Musique (3) : Ami Flammer, Apprendre à vivre sous l’eau

A paraître en avril 2016 : Ami Flammer, Apprendre à vivre sous l’eau

Le livre

Dans ce récit autobiographique, le violoniste Ami Flammer, né à Metz, commence par retracer le fil de ses origines, qui remontent à la Russie et à l’Europe centrale. Dès son plus jeune âge, il se trouve en but à toutes sortes d’orthodoxies : la foi juive de ses ancêtres et la voie d’un métier correct. Refusant de faire sa bar-mitzvah, il convainc ses parents de l’autoriser à se lancer dans une carrière musicale. Très précoce, il se retrouve ainsi au conservatoire à Paris, en mai 1968. L’auteur évoque ensuite plusieurs tournées à New York et en Amérique latine ; il décrit les scènes de la vie du musicien itinérant et exprime un sentiment de révolte à l’égard des inégalités sociales. Après la tentation de la « montée » en Israël, où il s’installe pour quelques mois dans un kibboutz, Ami Flammer retourne en France, où il alterne tournées et enregistrements. Vient le temps de plusieurs collaborations fructueuses : avec le cinéaste Benoit Jacquot sur son premier film, avec Marguerite Duras sur le Navire Night, dont il compose la musique. Flammer s’engage pleinement dans la musique contemporaine, avec l’ensemble Itinéraire et avec John Cage. Il raconte ensuite un concert mémorable, organisé à Ramallah dans un contexte politico-militaire extrêmement tendu. L’auteur se désespère de constater le caractère obtus des ennemis en présence. Cet artiste à la personnalité indépendante, toujours rebelle et intraitable, s’implique aussi bien du côté palestinien que du côté israélien. Il termine son récit sur l’évocation d’une crise qu’il a traversée en tant que violoniste, ce qui donne lieu à une étude de détail sur la main gauche et la main droite, puis le musicien finit par retrouver la maîtrise de son art.

L’auteur

amiflammer

Élève de Roland Charmy au Conservatoire de Paris, Ami Flammer y obtient en 1969 un 1er Prix de Violon. Après l’obtention en 1971 d’une Première Médaille au Concours International Maria Canals à Barcelone, il part travailler à la Juilliard School de New-York, puis en Suisse et en Angleterre.

Dans les années 70, il est Violon Solo de l’Orchestre de Chambre de Versailles, et se produit en musique de chambre dans différentes manifestations (Rencontres d’Arc et Senans, Cluny, Académie des Arcs, Floréal d’Épinal, etc).

En 1988, il publie Le violon, aux Editions Lattès-Salabert.

Egalement passionné par la direction d’orchestre, il a conduit l’Orchestre des Étudiants du CNSM de Paris dans Schœnberg, Bartok, Britten, Mozart et Beethoven. Il se voit aussi de plus en plus souvent invité comme chef à l’étranger : en Turquie, au Kazakhstan, au Montenegro.

Il a par ailleurs composé diverses musiques de film (pour Marguerite Duras, Eric Rohmer) et de scènes (spectacles Kafka avec Michael Lonsdale, Boulgakov au Festival d’Avignon 93).

Il a aussi créé plusieurs spectacles : L’Orient de l’Occident (avec Michael Lonsdale) en novembre 2004 à la MC93; en 2008, un spectacle sur Marguerite Duras au Théâtre de la Colline. En 2011, il met en scène lui-même pour la première fois une adaptation de Lobo Antunes avec François Marthouret. En 2012, il crée sur une idée originale et avec Charles Berling à Toulon le spectacle Gould-Menuhin, co-mis en scène par Christiane Cohendy : il y joue et comme acteur et comme violoniste Yehudi Menuhin. Il prépare actuellement un spectacle avec François Marthouret sur le Testament de Heiligenstadt de Beethoven, texte où Beethoven se rend compte qu’il devient définitivement sourd, et dit adieu au monde. Il vient d’enregistrer sous la direction de Jean-Claude Pennetier le Concerto de Beethoven, dont la sortie est prévue pour le printemps 2016.

Professeur de Violon et de Musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Ami Flammer enseigne également au conservatoire de Gennevilliers.

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