Revue de Presse

César Aira

Le congrès de littérature

Jeanne Ferney / Transfuge – avril 2016

Un roman délirant, sorte de journal d’un savant fou shooté au surréalisme et à la science-fiction. Un cocktail explosif dont les effets se feront sentir jusqu’à la dernière page.

Jennifer Clement

La veuve Basquiat

Philippe Azoury / Grazia – mars 2016

Ce livre qui raconte Suzanne (mais pas tant que ça) et Jean-Michel (mais pas seulement) doit être un genre de manuel […] des amours toxiques. C’est la tristesse de ce livre ensorcelé: la lumière y est toujours la même. Si [Suzanne Mallouk] a accepté de raconter enfin cette histoire d’amour, c’est que c’est la plus belle du monde. Et tant pis si c’est aussi la plus triste.

Marine Stisi / Toute la culture – mars 2016

[Le roman] réussit le pari d’allier style et pertinence. Le projecteur centré sur Suzanne Mallouk est inédit, l’œuvre de Jean-Michel Basquiat est traitée d’une manière juste et personnelle. Une véritable réussite qui offre à la mémoire de l’artiste un beau cadeau, et un coup de projecteur sur une femme qui a sa part de responsabilité dans la réussite du peintre.

Michel Contat

Ma vie, côté père

Patrick Kéchichian / Revue des deux mondes – avril 2016

Un récit vivant, enrichi d’une capacité d’étonnement toujours en alerte, dont l’écriture de ce récit se nourrit si heureusement.

Amandine Glévarec / Littérature Romande – mars 2016

Ma vie, côté père est un court récit, refermé comme un poing, envoyé comme un point final à une histoire d’homme à homme qui ne se seront peut-être pas trouvés, mais qui se seront aimés. […] Devoir — de mémoire — accompli.

Jean-Louis Jeannelle / Le Monde – février 2016

« Il n’y a pas de bon père, c’est la règle », écrivait Sartre dans Les Mots, pour se réjouir que son géniteur, disparu durant son enfance, l’ait libéré de tout surmoi. Michel Contat, l’un de ses meilleurs disciples, s’interroge à son tour sur ce qui unit les hommes d’une génération à l’autre.

Margaux Hénin / Page des libraires – février 2016

En écrivant ce récit, l’auteur met en lumière le destin et les attitudes paternelles, comme pour mieux expliquer son parcours. Une prose enlevée et touchante, ultime hymne d’amour à un père qui n’est plus.

Isabelle Rüf / Le Temps – janvier 2016

On retrouve avec plaisir la plume alerte [de Michel Contat], et les figures de la vie lausannoise des années 1960 et 1970.

Sarah Hall

La Frontière du loup

Macha Séry / Le Monde – février 2016

Sarah Hall impressionne […] L’une des écrivains britanniques les plus prometteurs de sa génération.

Anne-Marie Mitchell / La Marseillaise – Février 2016

« Un roman à vous couper le souffle. »

Charlène Busalli / Page des libraires – février 2016

Avec ce cinquième roman, Sarah Hall signe non seulement un grand livre sur la Grande-Bretagne contemporaine, mais aussi un sublime questionnement sur notre manière d’être au monde.

Fabienne Pascaud / Télérama – janvier 2016

Le long et tumultueux récit file comme un torrent, où les dialogues s’incrustent et s’emboîtent dans la nature omniprésente. C’est magnifique de profondeur et de légèreté, écrit à fleur de peau et de sensation tout en plongeant dans des abîmes de sauvagerie, de haine, de peur, de refus, de fuite, de solitude. Ceux-là mêmes des loups, nos frères.

Baptiste Liger / Lire – janvier 2016

Jouant avec les règles du thriller et de la fiction politique, La Frontière du loup assume son statut de fresque écologique, qui met en lumière la porosité entre l’humain et l’animal, les hommes et les femmes, le passé et le présent, l’Amérique et le vieux continent.

Michel Bertrou / La semaine vétérinaire – mars 2016

Sarah Hall exploite magnifiquement la dualité [du loup] dans cette fiction spéculative qui décloisonne les genres (fantastique, naturaliste, sociétal, intimiste ?) pour mieux les combiner.

Toine Heijmans

Pristina

Oriane Jeancourt Galignani / Transfuge – Janvier 2016

Heijmans, […] avec une stupéfiante agilité romanesque, […] part sur de nouvelles rives, s’ouvre sur le monde.

Philippe Lançon / Libération – janvier 2016

Pristina est un roman d’actualité – intime et internationale. […] Les meilleurs moments du roman sont les plus férocement joyeux.

Guy Duplat / La Libre Belgique – janvier 2016

Toine Heijmans s’empare d’une question brûlante: l’accueil (ou le non-accueil) des candidats à l’asile. […] Un récit très politique mais qui reste un beau roman se terminant par une surprise.

Isabelle Rüf / Le Temps – janvier 2016

Pristina est un livre très riche, en prise sur l’actualité la plus brûlante. Sans moralisme, il brasse des questions essentielles sur la responsabilité individuelle, sur la résistance et l’obéissance. On le sent nourri par la pratique du journaliste, que l’auteur évoque la vie des camps, les guerres passées et contemporaines ou la vie endormie d’un îlot isolé.

Lily King

Euphoria

Emmanuelle Loyer / Libération – mars 2016

L’amour de la connaissance hisse l’amour tout court et déniaise notre Britannique – embrassant, pour la première fois, la vérité d’une vocation d’anthropologue.

Page des libraires / Isabelle Couriol – février 2016

Inspiré par la vie de Margaret Mead, Euphoria nous fait merveilleusement voyager le long de ce fleuve Sépik, auquel le musée du Quai Branly vient de rendre hommage.

Linda Lê

Roman

Bertrand Leclair / Le Monde – mars 2016

Le nouveau livre de l’auteure de « Chronos » oscille entre raison et fantasmes. Un point d’équilibre, dont la fragilité fait toute la beauté.

Gérard Lefort / Les Inrockuptibles – février 2016

Linda Lê revient en grande forme avec Roman, un… roman où elle décline avec maestria le terme dans tous les sens.

Manuel Hirbec / Page des libraires – février 2016

Jouant du glissement des situations et d’une riche palette de nuances, le nouveau roman de Linda Lê tisse une immense toile d’interrogations sur notre troublant rapport à autrui et sur notre difficile relation au monde. […] Formidablement incarnée, cette toile saisissante, assemblée par un flux narratif de haute volée aux enchaînements précis, étoffée par une progression romanesque soutenue et intense, ne manque pas non plus d’être habitée par notre rapport à la littérature, territoire s’il en est du rêve et de la réalité.

Antoine Perraud / La Croix – janvier 2016

Linda Lê, avec son écriture en spirale d’une finesse grinçante, laisse entrevoir les pouvoirs du « don magique de l’expression ».

António Lobo Antunes

De la nature des dieux

Baptiste Liger / L’Express – avril 2016

Un maelström mélancolique du maître portugais António Lobo Antunes. Du grand art.

Isabelle Rüf / Le Temps – mars 2016

Dans De la nature des dieux, Lobo Antunes est au sommet de sa technique. Richesse des images; lexique raffiné; voix différenciées; maîtrise des motifs qui se répètent et se renvoient – et renvoient même aux livres précédents; large spectre des émotions – restituées par un détail, une odeur, une plante, un geste. Et toujours ce rythme qui obsède.

Pierre-Edouard Peillon / Le magazine littéraire – avril 2016

Les voix s’empilent à mesure que les chapitres se succèdent. […] Et forment un flux de conscience ? Oui, mais pas dans le sens faulknérien. Tournant le dos aux subjectivités pulvérisées de l’écrivain américain, Antonio Lobo Antunes développe son art des vases communicants.

Julián López

Une très belle jeune femme

Béatrice Arvet / La Semaine – mars 2016

L’impossible construction face à ce néant confère à ce texte une fureur poétique qui fait écho à la douceur de la vie commune ainsi qu’au portrait tout en contours d’une femme dont la silhouette se floute irréversiblement. La colère intacte, Julian Lopez insuffle à ses phrases toute la rage que peut susciter le vol par effraction d’une enfance.

Virginie Bloch-Lainé / Libération – mars 2016

L’amour fou d’une mère pour son fils est gage de bons romans : c’est la cas encore une fois.

Ariane Singer / Le Monde – février 2016

Très proche dans son esprit de La Promesse de l’aube de Romain Gary pour son évocation de « la solitude absolue » dans laquelle vivent [les] deux personnages, ce roman d’une grande beauté s’attache aux milliers de détails qui fondent le socle de leur relation privilégiée. […] Ce tableau pointilliste et sensible à l’extrême, dont le narrateur s’emploie à consigner chaque trait, dans l’urgence d’une écriture d’avant l’oubli, d’avant la catastrophe, tient sa force de ses contrastes mais surtout de ses creux, de ses blancs laissés vides.

Mireille Bostbarge / Nouveaux Espaces Latinos – février 2016

Julián López signe un premier roman dense, émouvant et poétique. Nous attendons le suivant !

Benjamin Markovits

Il y a mieux à vivre

Daniel Martin / La Montagne – mars 2016

Un roman édifiant servi par une traduction impeccable.

Zia Haider Rahman

A la lumière de ce que nous savons

Sylvie Tanette / Les Inrockuptibles – avril 2016

Peu à peu, le livre s’installe dans une subtile écriture proustienne, enivrante, profondément mélancolique. Zia Haider Rahman dissèque indéfiniment les sentiments. […] On l’aura compris, Zia Haider Rahman a écrit un roman total, extrêmement maîtrisé et cohérent, une variation sur le pouvoir et la liberté, le souvenir et le regret.

Lise Wajeman / Mediapart – avril 2016

Le livre déplace sans cesse les lignes, pour mieux montrer que les frontières ne se trouvent pas toujours là où l’on prétend […] À la lumière de ce que nous savons se tient aux avant-postes de la littérature mondiale à venir.

Lire – avril 2016

L’ambition et l’intelligence de Rahman montrent déjà la naissance d’un grand talent, assorti d’une haute idée de la littérature.

Oriane Jeancourt Galignani / Transfuge – avril 2016

Transformant sa singulière expérience en récit d’un homme qui a consacré son existence à se
dissimuler, l’écrivain n’a pas le romantisme de Gatsby mais la lucide connaissance des classes
supérieures de Fitzgerald. Son amertume nourrit un brillant réquisitoire romanesque sur
l’impuissance des élites à accueillir la singularité d’un Haider Rahman.

Hanns Zischler

La Fille aux papiers d’agrumes

Jean-Luc Tiesset / En attendant Nadeau – avril 2016

L’écriture est aussi légère que ces papiers qui frémissent et s’envolent. […] Un peu de Jules Verne, beaucoup de Nils Holgersson, et toujours de belles ouvertures vers l’imaginaire du lecteur ! Frêle et gracile comme le sont ces papiers d’agrumes, la prose de Hanns Zischler n’en perd pas pour autant sa fulgurance.

Pierre Deshusses / Le Monde – février 2016

Dans ce premier roman de Hanns Zischler, connu comme acteur et scénariste, chaque petit chapitre frémit comme une vignette illustrant un moment, un sentiment, et laisse dans l’oreille le bruissement de la mélancolie.

Mathieu Baussart / Initiales.org – février 2016

Au-delà de la délicatesse avec laquelle l’auteur nous fait ressentir ce qui s’ouvre à la sortie de l’enfance, ce qu’il y a de puissamment touchant ici c’est ce frémissement, cette petite musique discrète qui se dévoile dans les plis et replis de ce théâtre de papiers et qui secrètement nous délivre la clef d’un pays retrouvé.

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Anniversaire des éditions Bourgois

« On n’édite pas dans le désert, on s’inscrit dans une actualité, une histoire, une société, un contexte. Les événements politiques, sociaux et culturels ont une incidence sur notre travail d’éditeur. » – La Croix.

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